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Vidéo : rencontrez nos Concepteurs en systèmes mécaniques !

Adrien, Aleksandar, Céline, Emile, Patrick et Victor : ce sont les élèves de notre promotion 2018 « Concepteur en systèmes mécaniques » (bac+3). Ecoutez-les nous parler du métier de « CSM », comme on les appelle.

Vous êtes plutôt vidéo ou article de fond ? Retrouvez l’essentiel du témoignage de nos élèves en 50 secondes dans cette vidéo et allez plus loin grâce à l’article ci-dessous :

Que fait un concepteur en systèmes mécaniques ?

Le métier de Concepteur en systèmes mécaniques, c’est quoi exactement ? « Notre client vient nous voir et nous explique son besoin : on reçoit uniquement ça, uniquement des mots, finalement. Et à partir de là, on doit créer quelque chose de concret, de tangible et donner vie à la pièce qu’il lui faut », nous explique Patrick.
En effet, « on ne peut pas faire n’importe quelle pièce n’importe comment », précise Emile, « on doit définir une matière, un procédé, un traitement… en fonction de ce à quoi la pièce va servir. » Et l’enjeu est important : si ces élèves ne font pas correctement leur travail, leur pièce risque par exemple d’être cassante ou inutilisable. L’aspect environnemental est aussi au cœur de la réflexion : « on parle de plus en plus de sustainability », ajoute Emile, « dans le cahier des charges, on doit prendre en compte l’aspect environnemental, c’est ce qu’on appelle l’éco-conception. »

Je ne voulais pas un métier monotone

Comme dans le cas d’Aleksandar, c’est souvent parce qu’ils aimaient l’informatique, la modélisation, le design que ces élèves sont arrivés ici. Ce qui les a attirés dans ce métier, c’est tout d’abord qu’il n’est pas monotone. C’est justement ce qui motive Aleksandar : « on peut avoir à créer et à modéliser aussi bien un stylo que des parties de voiture : c’est bien d’avoir des projets variés. » Si l’automobile et l’aéronautique sont souvent les domaines les plus recherchés, les postes sont en réalité foisonnants dans de très nombreux secteurs d’activité. Les élèves conseillent : « regardez sur internet, il y a plein d’offres d’emploi en conception, dans des secteurs très différents ! » Le quotidien à ce métier-là change donc très fortement selon les postes et les types d’entreprises : « mais notre cœur de métier reste le même, c’est de trouver des solutions techniques à des problèmes techniques. »
Après leur formation, ils se dirigeront en majorité vers des bureaux d’études et deviendront dessinateurs, chargés d’affaires… Et pourront évoluer vers des postes de chef de projet ou de chef de bureau d’études.

Dans ce métier, il faut être curieux

Pour devenir Concepteur en systèmes mécaniques, il faut bien sûr de bonnes connaissances techniques, physiques et mécaniques et un vrai intérêt pour ces domaines. Pour Victor, « c’est un métier qui touche à beaucoup de compétences : créativité, rigueur, sens de l’organisation, capacités d’analyse, capacités à expliquer et à présenter un projet. Il faut aussi être curieux : il faut savoir aller chercher de l’information, aller demander des éléments à un collègue. »

L’alternance, c’est le pédiluve avant la piscine

Si les élèves ont chacun une vision différente du métier ou des compétences nécessaires pour l’exercer, ils sont en tout cas tous d’accord sur l’efficacité de l’alternance pour se former. Emile le résume ainsi : « l’alternance, c’est le pédiluve avant la piscine ! Une fois que tu arrives en entreprise, tu sais déjà comment ça fonctionne. » « Dans ma boîte, j’ai le même genre de tâches qu’un salarié », renchérit Aleksandar, « j’ai un statut administratif différent mais, sur le contenu, je ne suis pas traité différemment parce que je suis un alternant. J’ai de vraies missions et c’est ça qui est intéressant. » Adrien confirme : « d’ailleurs, on ne voudrait pas avoir des tâches plus simples que les autres, ça nous responsabilise. »

Ce qu’ils ont aimé dans leur formation, c’est pour certains les cours de mécanique du solide, pour d’autres la modélisation 3D et la cinématique. Dans tous les cas, ils se sentent plus particulièrement intéressés et motivés quand leur formateur est un professionnel venu partager ses compétences concrètes. Patrick est le seul de la promo à être déjà en poste depuis 20 ans, il est venu à INSTIC pour compléter son bagage et c’est pour lui particulièrement important : « on aime quand les intervenants sont pratico-pratiques, quand ils ont un vrai savoir d’entreprise. »
A leur sens, cette formation bac+3 permet d’approfondir les connaissances acquises lors d’un BTS, par exemple d’un BTS CPI (BTS Conception de produits industriels) : Adrien voulait approfondir la gestion de projet, Emile les calculs mécaniques. Victor voulait gagner « en champ de vision », en hauteur de vue.
Le métier variant très fortement d’une entreprise à une autre, la formation INSTIC est donc plutôt pour eux une boîte à outils : ils y acquièrent des connaissances théoriques, qu’ils utilisent chacun dans des proportions différentes et dans lesquelles ils devront sans doute revenir piocher à l’avenir.

C’est en tout cas pour eux un métier où, comme dit Patrick, « on a la fierté de réaliser quelque chose de concret. »

Comme Adrien, Céline et les autres, rejoignez la formation Concepteur en systèmes mécaniques (bac+3). Les candidatures sont ouvertes toute l’année (hors Parcoursup), la prochaine rentrée aura lieu en octobre.